Les maîtres du piano roumain

Clara Haskil, Dinu Lipatti, hier. Aujourd’hui, Radu Lupu, Dan Grigore ou Andreï Vieru… Ces noms placent la Roumanie dans les tout premiers rangs des pays “producteurs” d’immenses pianistes. Si Clara Haskil quitta la Roumanie dès son jeune âge, peut-on parler, pour les autres, d’une école roumaine de piano ? Elle existe cependant, cette jeune école qui donne la priorité à l’exigence et à la sincérité, et qui a noué des liens étroits avec la France. De grandes “mademoiselles”, comme Florica Musicescu, lui ont donné ses lettres de noblesse.

Les articles de ce dossier

Clara Haskil, lumière et mystère

Née à Bucarest il y a tout juste cent ans, Clara Haskil a quitté la Roumanie dès l’âge de sept ans. Ses liens avec la Roumanie, ce sont surtout ceux qu’elle entretint avec Dinu Lipatti. Comme lui, elle refusa toute concession, tant humainement que musicalement. Elle ne fut reconnue qu’à la fin de sa carrière, mais son rayonnement reste intact, longtemps après sa mort, en 1960.

Dinu Lipatti, l’ange foudroyé

Pianiste de légende qui a marqué l’art du piano de la première moitié du siècle, Dinu Lipatti est mort à l’âge de 33 ans, après une fulgurante carrière, frappant les esprits par son génie artistique intense et sa vie si brève… Elève de Florica Musicescu, il resta fidèle à ses maîtres roumains tout en suivant l’enseignement, à Paris, de Paul Dukas, puis de Nadia Boulanger. « J’ai entendu jouer Frédéric Chopin », déclara un journaliste après un récital. Comme Clara Haskil, il reste vivant pour ses admirateurs.

L’école roumaine de piano

Née il y a cent trente ans, l’école de piano roumaine s’est développée sur un fond musical millénaire : danses et chansons des bergers des Carpathes, chant monodique de la liturgie byzantine… Le piano est devenu complémentaire de cette tradition orale en l’ouvrant à la tradition occidentale. Histoire de cette jeune école qui a formé et forme encore de grands talents.

Radu Lupu, le lyrisme intérieur

L’un des plus grands pianistes vivants. Austère et passionné, refusant toute concession, Radu Lupu se montre digne de ses grands aînés.

Andreï Vieru, “l’autodidacte”

A 33 ans, le pianiste roumain établi en France depuis 1988, estime qu’il n’y a qu’une école : celle qui s’oppose aux idées reçues.

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