N’oubliez pas… la polka

« Danse d’origine tchèque à l’allure vive et très rythmée », telle est la définition de la polka que nous donnent les dictionnaires.

A moins qu’elle ne soit, pour certains, originaire de Pologne. Elle est introduite à Prague vers 1837, s’empare de l’Europe, de l’Autriche des Strauss et des Lanner, puis triomphe en France dans les années 1840, en un siècle qui vit l’apothéose de la danse. A Paris, danse de salon ou danse de brasserie, la polka envahit tout, jusqu’à la politique, la mode, la gastronomie : on danse la polka des diplomates, on se vêt de robes polkas, on se chausse de souliers polkas, on mange des petits pains polkas, et lorsqu’on ne danse pas le quadrille, la mazurka, la valse, la “galopade” ou la contredanse, on se laisse aller aux rythmes et à la frénésie de la polka, et l’on piétine avec élégance, avec espièglerie parfois, aux accents de cette danse riche d’élan, de couleur et de timbre : de quoi donner le tournis aux plus empotés.

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