Joaquin Rodrigo, au-delà d’Aranjuez

Célèbre pour son Concerto d’Aranjuez et sa Fantaisie pour un gentilhomme, œuvres où l’instrument soliste est la guitare, Joaquin Rodrigo est moins connu pour son œuvre de piano, pourtant très abondante, très personnelle, très espagnole aussi, et, de surcroît, accessible au pianiste amateur. Un jeune compositeur de quatre-vingt-quinze ans et une œuvre à découvrir.

Né en 1901 le jour de la Sainte-Cécile, patronne des musiciens, à Sagunto, dans la province de Valence, Joaquin Rodrigo devient aveugle à l’âge de trois ans et demi, des suites d’une diphtérie. Très jeune, il s’intéresse à la musique. Lorsqu’il commence à étudier la composition au Conservatoire de Valence, il maîtrise déjà le violon et le piano. En 1925, il se présente au Concours national de composition et reçoit le deuxième prix. Une bourse lui permet de poursuivre ses études à Paris. Il se trouve dans la classe de Paul Dukas, qui déclare : « J’ai vu arriver à Paris Albeniz, Falla et Rodrigo ; je ne sais pas si ce dernier n’est pas, des trois, le plus doué. »

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