Schubert et ses transcripteurs

Si Schubert n’a pas conquis tout de suite sa popularité, ses œuvres – ses lieder surtout – ont très vite donné lieu à de multiples transcriptions. Schubert, comme bien d’autres compositeurs, se transcrivait d’ailleurs lui-même ! La belle simplicité de ses mélodies stimulait sans doute l’imaginaire et a souvent donné naissance à des œuvres nouvelles et originales.

Les pianistes virtuoses ont rarement échappé à l’enivrement de la transcription dont la pra­tique, épanouie au 19e siècle, leur permettait à la fois de renouveler leur répertoire, d’étaler leur virtuosité autour d’airs connus et appréciés de tous, et de diffuser des œuvres “nouvelles” pour le plus grand profit de l’édition musicale. On notera aussi que Schubert s’est transcrit lui-même en transposant au quintette et au quatuor à cordes ses lieder La Truite et La Jeune Fille et la Mort ou un thème de sa musique de scène Rosamunde.

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