Aldo Ciccolini, président du jury du Concours Marguerite-Long

Il fut le lauréat du Concours Marguerite-Long en 1949, et il est, depuis cette année, le président du jury “piano” de ce grand concours international devenu “Marguerite-Long- Jacques-Thibaud”. Rencontre avec le prestigieux doyen des pianistes français.

Par votre présence, quelle spécificité entendez-vous donner au concours ?
Entendons-nous bien, je n’ai pas l’intention de m’approprier le concours, mais je pense pouvoir contribuer à sa transparence.
A titre personnel, j’ai un sentiment de reconnaissance éternelle envers cette institution qui a lancé ma carrière. A l’époque où j’ai remporté le premier grand prix, il existait très peu de concours internationaux. Un succès pouvait déterminer une carrière. C’est ce qui m’est arrivé. Le soir même de ma nomination, on téléphonait des Etats-Unis pour m’organiser une tournée en Amérique. Six mois plus tard, je jouais avec le New York Philharmonic sous la direction de Mitropoulos. Aujourd’hui, il existe plus de cinq cents concours, mais on se demande s’ils servent toujours réellement les artistes ou si les organisateurs les utilisent pour d’autres promotions ! Moi, je souhaite que le Long-Thibaud renoue avec cet esprit d’excellence, et qu’il s’impose comme “le” concours.

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