Anton Diabelli, éditeur des rois, roi des éditeurs

Il est plus connu pour les Variations qu’il n’a pas écrites mais dont il a proposé le thème que pour ses propres œuvres ! Pourtant, ses sonatines ou ses valses ont été des “classiques favoris du piano”.

Tous les mélomanes ou presque connaissent les trente-trois variations de l’op. 120 de Beethoven dites “Variations Diabelli”, composées à partir d’un petit thème dû à la plume d’Anton Diabelli, musicien négligé aujourd’hui bien qu’ayant joué un rôle important dans la vie musicale européenne de la première moitié du 19e siècle.
Disparu le 7 avril 1858, Diabelli était né en 1781 près de Salzbourg, à l’époque où Mozart y claquait la porte de la cour archiépiscopale. Elève de Michael Haydn, frère de Josef Haydn, Diabelli s’installa dans les années 1803 à Vienne où il acquit une excellente réputation de professeur de piano et de guitare. Associé à l’éditeur Pietro Cappi, il y fonda une maison d’édition musicale qui devait s’avérer particulièrement active. Au retrait de Cappi en 1824, il assura seul la direction de la maison devenue Diabelli et Cie : on lui doit un immense catalogue, au sein duquel l’œuvre de Schubert occupe une place de choix.

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