Domenico Scarlatti, le clavecin prodigieux

L’histoire mystérieuse du compositeur qui a livré à la postérité quelque cinq cent cinquante-cinq sonates, inestimables trésors du répertoire des clavecinistes et pianistes.

Curieuse destinée que celle de Domenico, sixième enfant du grand Alessandro Scarlatti (1660-1725), dont l’essentiel de la carrière se déroula en deux temps : d’abord en Italie, où il croisa ce qu’il y avait alors de meilleur dans le monde musical, puis en Espagne, en passant par le Portugal. Le grand tournant dans la vie de Scarlatti se situe aux environs de 1715, date de son engagement en qualité de maître de chapelle de l’ambassadeur de Portugal au Vatican. Arrivé à la moitié de sa vie, il était connu comme un bon musicien, fils d’un père illustre, rompu à toutes les disciplines. Célèbre pour ses prouesses au clavier, il avait été convié à Rome par le cardinal Ottoboni à affronter Haendel dans une joute musicale restée célèbre : le Saxon vainquit à ­l’orgue et Scarlatti au clavecin.

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