Jean Sibelius : l’homme qui préféra le violon au piano

Le nom du compositeur finlandais est rarement cité pour son œuvre pianistique. En comparaison des répertoires pour le violon ou pour l’orchestre, le déséquilibre est flagrant. Doit-on pour autant négliger la richesse de cette musique qui éclaire avec tant de charme la production du plus grand des compositeurs finlandais dont nous commémorons la disparition, il y a cinquante ans ?

Un piano… sans pianiste !

La plupart des compositeurs du 19e siècle ont d’abord reçu une formation de pianistes. L’instrument est demeuré tout au long de leur carrière à portée de la table d’écriture. Ce fut évidemment le cas de deux célèbres musiciens nordiques, le Norvégien Edvard Grieg (1843-1907) et le Danois Carl Nielsen (1865-1931). L’éducation musicale de Sibelius (1865-1957) constitue une exception notable. En effet, il délaissa très rapidement le piano pour le violon et, par la suite, écrira pour son instrument quelques-unes des plus belles pages du répertoire romantique. Faut-il regretter que nous ne disposions pas d’œuvres concertantes pour le piano ? Le piano de Sibelius, qui paraît anodin à première écoute, révèle l’originalité de la personnalité du musicien.

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