Ignace Pleyel, compositeur, facteur, éditeur

Editeur de musique, puis fabricant de pianos, Ignace Pleyel fut aussi compositeur et laisse une œuvre immense – symphonies, concertos, musique de chambre. C’est cependant grâce à une œuvre pour piano qu’il sauvera sa tête pendant la Révolution française !

Autour d’Ignace (1757-1831), de son fils aîné Camille, de sa belle-fille, la pianiste Camille Moke, la famille Pleyel a été l’une de celles qui ont dominé le monde du piano et de l’édition musicale en France depuis le début du 19e siècle. D’origine autrichienne, né un an après Mozart, en 1757, Ignace Pleyel, ancien élève de Haydn, fait comme de nombreux musiciens le voyage en Italie, avant de s’installer vers 1785 à Strasbourg. Il est bientôt nommé maître de chapelle de la cathédrale, puis il débarque à Paris en 1795, au retour d’un séjour de quelques mois à Londres où il fonde des “Concerts professionnels” qui trouvent de sérieux rivaux dans les “Concerts Salomon” dirigés par Joseph Haydn. Maître et élève n’en entretiendront pas moins une franche amitié.

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