Questions de doigtés…

Une légende dit que certains maîtres vendraient des doigtés à prix d’or ! C’est que le doigté est d’une importance capitale dans l’exécution d’une œuvre. A la suite d’un dossier paru dans PIANO 16, Pascal Le Corre nous livre ses réflexions sur l’art du doigté : un langage personnel qui varie en fonction de chaque pianiste.

Décider quels seront les doigts qui se poseront sur les touches pour réaliser une phrase musicale est l’une des tâches quotidiennes du pianiste. Le doigté traduit l’intimité musicale du musicien avec son instrument et représente une rencontre “physique” avec l’œuvre musicale. Il incarne la chorégraphie propre à chaque morceau comme le font les pas des danseurs dans un ballet.
S’il peut être, en début d’apprentissage, un simple enchaînement de doigts permettant de jouer sans encombre toutes les notes d’un morceau, il est, à un plus haut niveau, un véritable vocabulaire ; le doigté exprime, dessine, articule, façonne une œuvre comme le font les coups d’archet, les syllabes, les coups de langue et les respirations pour d’autres instruments.

Pour lire la suite de cet article (20 mots):