La kinésithérapie de la main

Quel pianiste n’a pas fait ce cauchemar : perdre, même momentanément, l’usage d’une main ? Si l’on ne peut rien contre les blessures de la vie, certains termes, en revanche, hantent les esprits : tendinites, dystonies, compression nerveuse… Tout cela n’est pas une fatalité, explique Coralie Cousin, kinésithérapeute* qui, depuis plusieurs années, se consacre au bien-être des musiciens.

Pas de discours pathologique

S’il y a une chose que je veux éviter, c’est d’enfermer le pianiste dans un discours médicalisé qui, plutôt que de le servir, le conduit à un processus destructeur. Ma première démarche est de comprendre son projet artistique. Après une première approche psy­cho­lo­gique, qui consiste à comprendre le rapport affectif que le musicien entretient avec son corps et son instrument, j’observe les gestes parasites qui conduisent à une fatigue inutile, cause de bien des soucis.

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