Ravel et l’interprétation de ses œuvres

Ravel n’a jamais eu de vrais élèves. Il s’est surtout borné à encourager de jeunes musiciens ou ses interprètes les plus chevronnés et à leur prodiguer des conseils inestimables sur l’exécution de sa musique. Son exigence était extrême et sans concessions. Rien ne lui échappait, pas une note pointée, pas un demi-soupir !

Henriette Faure, Vlado Perlemuter, Henri Gil-Marcheix, Marguerite Long, Jeanne Leleu, Robert Casadesus, sans oublier la violoniste et l’amie Hélène Jourdan-Morhange… Certains de ces élèves ou amis ont eu la chance d’être reçus au “Belvédère”, la petite maison qu’il avait acquise à Montfort-l’Amaury en 1920, gardant intact le souvenir de l’extrême courtoisie du maître des lieux.

Les leçons de Ravel

Jeanne Leleu fut l’une des deux petites filles qui ont créé en 1910 à la SMI Ma mère l’oye pour piano à quatre­ mains, avec un grand succès, et c’est avec émotion qu’elle évoque les leçons de Ravel : « Il voulait le premier morceau, la Pavane, très lent […] le Petit Poucet très uniforme de sonorité […], la Laide­ron­nette très clair, comme des clochettes de cristal, sans presser la phrase chantée de la basse […]. Pour la fin du morceau (de La Belle et la Bête), il demandait à la basse de mettre la pédale pour auréoler les accords de la première partie. »

Pour lire la suite de cet article (1645 mots):

Lire aussi :
Ravel et son temps
Maurice Ravel : les années de conservatoire
Ravel-Debussy, duo ou duel ?
Ravel et ses contemporains
Ravéliens de légende
Les intégrales Ravel
Les ravéliens d’aujourd’hui
Ravel : les bâtisseurs d’intégrales
Questions à de jeunes ravéliens
Ravel : quelques conseils pour travailler “Jeux d’eau”
Ravel à plusieurs mains : “Ma mère l’oye”
Frontispice cinq mains pour un piano !
Conseils pour interpréter Ravel