Déodat de Séverac, musicien du soleil

Gentilhomme languedocien, ce disciple de Vincent d’Indy a su développer, hors de la Schola Cantorum, son style personnel fait de charme et de subtilité. Est-ce la marque des origines de ce compositeur régionaliste ?

Les musiciens de la Schola Cantorum, disciples du “pape” Vincent d’Indy, furent souvent de jeunes gens de bonne famille, aristocrates, catholiques et patriotes. Déodat de Séverac (1872-1921), gentilhomme languedocien natif de Saint-Félix-Lauragais (Haute-Garonne), était de ceux-là. Mais lui était régionaliste. Sa thèse de la Schola portait sur « La centralisation et les petites chapelles en musique ». (On se rappellera que, sous la IIIe République, cette aspiration décentralisatrice allait généralement de pair avec un sentiment antirépublicain.)
Chantre de la terre occitane, puis catalane, il se fixa à Céret, sous-préfecture des Pyrénées-Orientales, qui devenait à l’époque “la Mecque du cubisme” depuis que Braque et Picasso y avaient séjourné, et y mourut prématurément.

Pour lire la suite de cet article (566 mots):

Lire aussi :
Ravel et son temps
Maurice Ravel : les années de conservatoire
Ravel-Debussy, duo ou duel ?
Ravel et ses contemporains : le groupe des Six
Charles Koechlin, musicien humaniste
Albert Roussel, de l’Ecole navale à la Schola Cantorum
Florent Schmitt, le piano orchestral
Gabriel Dupont, les heures douloureuses
Ravel et l’interprétation de ses œuvres
Ravéliens de légende
Les intégrales Ravel
Les ravéliens d’aujourd’hui
Ravel : les bâtisseurs d’intégrales
Questions à de jeunes ravéliens
Ravel : quelques conseils pour travailler “Jeux d’eau”
Ravel à plusieurs mains : “Ma mère l’oye”
Frontispice cinq mains pour un piano !
Conseils pour interpréter Ravel