Albert Roussel, de l’Ecole navale à la Schola Cantorum

Maurice Ravel et Albert Roussel (1869-1937) éprouvaient le même goût pour l’enfance et la féerie, et surtout la même attirance pour les contrées lointaines. Mais si Ravel clamait dans Schéhérazade : « Je voudrais voir la Perse et l’Inde, et puis la Chine », seul Albert Roussel, officier de marine, s’était rendu en Asie. Quels furent leurs affinités et leurs liens ?

Pas plus que le mystère Ravel, l’énigme Roussel ne se laisse aisément appréhender. Tous deux partagent secret, solitude et un « cœur ironique et tendre qui bat sous le gilet de velours » (Tristan Klingsor). Ils eurent une relation particulière avec l’instrument roi. Dans le paysage musical français, ces explorateurs de l’esprit, bien qu’attentifs à leurs évolutions respectives, ne s’influencèrent jamais ouvertement. Toute leur existence, ils s’observeront avec une estime réciproque, en croisements modérés qui n’ont encore fait l’objet d’aucun approfondissement.

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