Ils jouent Haydn aujourd’hui : Jérôme Hantaï

Il est de ces musiciens qui nourrissent leur interprétation de réflexions sur l’organologie. Il évoque sous cet angle son approche de Haydn.

L’interprétation des répertoires classique et romantique sur instruments d’époque n’est plus chose nouvelle, d’éminents spécialistes se penchent brillamment sur la question depuis maintenant près d’une trentaine d’années. Mais force est de constater que toutes les questions n’ont pas encore trouvé de solutions définitives.
Jérôme Hantaï ne démentira pas cet état de fait, lui qui compte parmi les grands “penseurs” de son instrument, on serait tenté de dire de “ses” instruments, tant semble grande la diversité des pianoforte requise pour interpréter notamment la musique de Haydn (il vient de sortir un disque passionnant chez Ambroisie consacré aux premières sonates du compositeur). « C’est un domaine – la musique pour piano de Haydn – qui reste encore largement à explorer, surtout les premières sonates, pour lesquelles nous ne disposons pas encore d’instruments vraiment adéquats. Cette période va approximativement des années 1750 aux années 1770. Le premier tiers des sonates de Haydn peut être joué sur un clavecin, mais les clavecinistes ne s’y consacrent pas beaucoup, et semblent avoir peur des œuvres de jeunesse de Haydn et de Mozart. »

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