Etienne-Nicolas Méhul : « Un Français peut suivre de loin Haydn et Mozart »

Représentant de la première école française de pianoforte, Méhul (1763-1817) fut, comme beaucoup de ses contemporains, influencé par Haydn dont il salua « l’immortel talent ».

« La victoire en chantant nous ouvre la barrière. » Le nom de Méhul évoque immédiatement le Chant du départ. La tradition veut que l’auteur des paroles, Marie-Joseph Chénier, ait jeté ses vers à la hâte sur le coin d’une cheminée dans le salon de Bernard Sarrette, futur directeur du Conservatoire, avec le secret espoir de sauver la tête de son frère André, incarcéré à la prison de Saint-Lazare. André Chénier n’en fut pas moins guillotiné le 25 juillet 1794. Mis en musique par Méhul, le Chant du départ, “frère” de La Marseillaise, qui, pendant longtemps, a fait toute la gloire de son auteur, est l’un des seuls hymnes révolutionnaires qui nous soient parvenus.

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