Haydn : une numérotation bien compliquée !

« Jouez-vous la Sonate n˚4 en sol majeur Hob.XVI:1 de Haydn ? »

Pourquoi affuble-t-on les sonates de Haydn de tant de références compliquées : un numéro de sonate, suivi du mot “Hoboken”, lequel est suivi d’un chiffre romain, puis encore d’un chiffre arabe ? Que de chiffres ! Première constatation : la complication de ce mode de référence nous suggère au moins l’ampleur inouïe de l’œuvre de Haydn et nous donne une indication sur la prolixité de ce maître. Du reste, lorsque le musicologue Ernst Ludwig Gerber lui demanda de dresser le catalogue complet de son œuvre, Haydn répondit que « cela lui était impossible, et qu’en outre, beaucoup d’entre elles avaient péri dans l’incendie du château d’Esterháza ».

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