L’art de Daniel Barenboïm

Lorsqu’on envisage l’art d’un pianiste, c’est presque un réflexe d’aller en chercher les sources dans sa petite enfance, ses maîtres. De ce point de vue, le cas de Daniel Barenboïm est plutôt atypique, car ses premiers maîtres furent ses parents.

Bien sûr, on notera que son père avait été l’élève du célèbre Scaramuzza qui forma également Martha Argerich, mais cela ne nous avance guère. A peine peut-on avancer que, par l’intermédiaire de son père et de la culture familiale, il se rattache à la culture russe et juive de la diaspora, mais, du point de vue pianistique, cela n’est pas très parlant non plus, tant cette culture a produit de talents divers. A ses propres dons et à ses talents, le jeune Barenboïm dut évidemment une technique parfaite et de solides bases. On sait qu’à l’âge de 11 ans, il fit une forte impression sur Furtwängler – qui allait disparaître peu après et qui le considéra tout de suite comme un phénomène. Mais la personnalité artistique du pianiste Barenboïm se formera plus tard, dans une remarquable assomption de la culture allemande la plus authentique, la plus profonde et la plus noble.

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