Daniel Barenboïm, le retour au piano

Après une carrière de pianiste fulgurante, Daniel Barenboïm a eu envie d’aller plus loin. Chef d’orchestre, il a dirigé les phalanges les plus prestigieuses – parmi lesquelles l’Orchestre de Paris. Il est actuellement le directeur “élu à vie” du Deutsche Staatsoper de Berlin.
Et il se livre aussi tout entier à sa propre bataille pour la paix avec le jeune orchestre israélo-arabe qu’il a fondé. Aujourd’hui, il décide de revenir très largement à ses premières amours.

Pourquoi ce retour au piano ?
Je reviens au piano… mais je ne l’avais jamais quitté ! Les deux concerts que j’ai donnés à Paris au cours du premier semestre 2005 comprenaient le premier livre du Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach et le Concerto de Brahms avec la Philharmonie de Vienne, sous la direction de Zubin Mehta.
En fait, j’ai décidé de consacrer plus de temps au piano et, surtout, de m’accorder de longues périodes pendant lesquelles j’en joue exclusivement. Je préfère cela à diriger un soir et à jouer en concert le lendemain. C’est à mon avis beaucoup mieux psychologiquement, intellectuellement, émotionnellement. Mais c’est aussi mieux du point de vue physique et musculaire ! En effet, ce ne sont pas les mêmes muscles qui travaillent lorsqu’on joue du piano ou lorsqu’on dirige un orchestre et passer sans cesse des uns aux autres peut représenter une réelle difficulté.

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