Gabriel Tacchino fête ses cinquante ans de carrière

Excellente occasion de rencontrer ce grand représentant  de l’école française de piano et d’évoquer avec lui Jacques Février, Francis Poulenc, Herbert von Karajan, la pratique du piano à quatre mains, les perspectives de carrière pour les jeunes pianistes, les difficultés des maisons de disques…

Vous fêtez cette année vos cinquante ans de carrière. Avez-vous le souvenir de votre premier concert ?
Oui, j’avais 20 ans et c’était à Cannes en 1954, au casino municipal, avant que le palais des Festivals n’existe. C’était un lieu chargé d’histoire. Les Ballets du marquis de Cuevas y venaient régulièrement, ­Reynaldo Hahn en fut le directeur musical pendant très longtemps, et c’est là que j’ai eu ma première émotion pianistique, en écoutant José Iturbi. J’ai joué le Concerto de Grieg avec Louis de Froment. C’est pourquoi je le rejoue en octobre à Cannes avec ­Philippe Bender, comme une sorte d’hommage, cinquante ans plus tard.

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