La face cachée de Franz Liszt

Les ultimes œuvres pianistiques de Franz Liszt que sont Nuages gris, le Chant du berceau, ou encore les Elégies, les Portraits historiques hongrois, Schlaflos, les trois Csardas, Romance oubliée, Bagatelle sans tonalité, les quatre Valses oubliées, En rêve, Richard Wagner Venezia, Impromptu… ne sont pas le témoignage d’un homme à bout de souffle, mais des œuvres uniques, portant en elles les germes de la musique du 20e siècle : de Debussy à Ravel, de Prokofiev à Richard Strauss, de Scriabine à Alban Berg… Ces fameux late piano works, comme on les appelle, ne sont pas nés spontanément à la fin des années 1870. Liszt, depuis son enfance, portait en lui cette douloureuse dualité, un formidable – mais artificiel – appétit de vivre, masquant (mal) son effrayante fascination pour la mort.

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