Le concours de piano Reine-Elisabeth-de-Belgique, un concours royal

Ce concours, l’un des plus prestigieux du monde, fut créé par Eugène Ysaye et la reine Elisabeth de Belgique. Lauréat du premier concours en 1938 : Emile Guilels.

Le concours musical Reine-Elisabeth est aujourd’hui l’un des plus prestigieux. Sa réputation a été acquise par la qualité de son organisation, la rigueur de son règlement et le niveau de ses épreuves. Aujourd’hui, les concours se sont multipliés dans tous les coins et recoins du monde. Une hiérarchie de ces joutes s’est instituée. Ce n’est pas un hasard si les jeunes virtuoses ciblent le “Reine Elisabeth”, car le tremplin vers une carrière internationale est assuré.
Mais une telle gloire ne s’est pas faite en un jour.
C’est le violoniste Eugène Ysaye qui a émis, un jour, ridée d’un grand concours international. Son interlocutrice n’était autre que la reine Elisabeth de Belgique. C’était en 1924. Ysaye n’en verra pas la réalisation, car il mourra en 1921. Ce n’est qu’en 1934 que la reine Elisabeth chargera le directeur du Conservatoire royal de Bruxelles, Joseph Jougen, par ailleurs administrateur de la fondation Reine-Elisabeth, d’élaborer un projet de concours. Le règlement du premier Concours international Eugène-Ysaye est prêt en 1936. L’épreuve est quinquennale et destinée aux violonistes. Il est encore précisé qu’elle aura lieu vers le 12 mai, date anniversaire de la mort d’Ysaye. Si le concours de 1937 est réservé aux seuls violonistes, une modification des statuts, l’année suivante, fixera un cycle quadriennal. 1937 : concours de violon, 1938 : piano, 1939 : direction d’orchestre, 1940 : néant. La guerre empêchera la tenue du concours de 1939, et l’idée d’une épreuve pour chefs d’orchestre sera plus tard abandonnée.

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