Jean-Louis Adam, ou la naissance du piano français

Jean-Louis Adam (1758-1848) représente la première génération de l’école française de piano, issue de l’ère classique et formée au clavecin. Sa méthode de piano lui survécut longtemps. Sa musique reste à découvrir…

En quelques mots, le musicologue Arthur Pougin a résumé la personnalité de Jean-Louis Adam, artiste distingué, « musicien consommé, compositeur élégant, virtuose de premier ordre, professeur d’une intelligence et d’un mérite exceptionnels (1) ».
Malheureusement bien oublié aujourd’hui, celui qui fut le père de l’auteur de Giselle prend place parmi les meilleurs représentants de la première génération de pianistes français, tous issus de l’ère classique et formés au clavecin, qui ont ouvert la voie aux romantiques.
Sa longue vie — il mourut à près de quatre-vingt-dix ans, un an avant Chopin ! — lui permit de suivre l’immense évolution que connut le piano, mais c’est peut-être avec l’exagération de l’enthousiasme que Pougin vit en lui « le créateur et, pendant près d’un demi-siècle, le chef de l’école française de piano (2) ».

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