Le piano du 20e siècle, écriture non traditionnelle

Ici les pièces quittent les touches du piano, débordent le langage traditionnel : notes répétées, trilles, tremolandi, batteries exagérées, cordes pincées, étouffées, frappées, multiples utilisations des trois pédales et surtout de la troisième, dite tonale, qui permet de prolonger certains sons à l’exclusion d’autres, clusters, sauts démesurés, croisement de mains…

Jay Gottlieb parle de « techniques éclatées » : les clusters, obtenues avec la paume, le poing, le coude… dont l’usage s’est multiplié dans le langage contemporain depuis leur première apparition chez Charles Ives (Sonate n°2) et Henry Cowell (The Tides of Manaunaun) ; notes « tonlos » (notes appuyées silencieusement tandis que l’autre main fait sonner une ou plusieurs notes, formant ainsi des harmoniques) de l’Opus 11 de Schoenberg (moyen) ; notes bloquées des Six études de Ligeti où certaines touches sont enfoncées sans bruit, l’autre main jouant aussi bien sur celles qui fonctionnent que sur celles qui sont bloquées, créant ainsi de nouveaux rythmes.

Pour lire la suite de cet article (1976 mots):

Lire aussi :
Jay Gottlieb, pianiste contemporain
Le piano du 20e siècle, écriture traditionnelle
Le piano du 20e siècle : les recueils