Mikhaïl Rudy, l’intégrale

Il construit actuellement au disque une intégrale des œuvres pour piano de Brahms et enregistre également l’intégrale des concertos de Rachmaninov.

Vous avez quitté l’URSS en 1976. Depuis, vous avez pris la nationalité française. Ce n’est que récemment — depuis la perestroïka — que vous avez pu retourner jouer dans votre pays d’origine. Quels ont été les grands moments de ce retour ?
Je garde un souvenir exceptionnel du récent concert (qui a été enregistré et qui sera mon premier disque « live ») donné pour le 80e anniversaire de mon professeur Jacob Flier dans la grande salle du Conservatoire de Moscou. Parce que, pour les étudiants que nous étions à l’époque, cette salle, c’était la salle de concert par excellence, celle où nous avions entendu Richter, Bernstein, Oïstrakh et bien d’autres. Pour nous, y jouer était un rêve, le but ultime, cela valait tous les Carnegie Hall de la Terre. Et enfin, en décembre 1976, je devais y donner un concert… Mais, j’ai quitté l’URSS juste un mois avant !

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