La musique argentine pour piano : élégance et séduction

La période dite des “précurseurs”, au cours du 19e siècle, a vu naître les premiers compositeurs argentins pour le piano. Mais c’est surtout pendant la période du “nationalisme musical”, entre 1890 et 1930 environ, que la musique argentine pour piano s’est développée. La pianiste Alicia Lastra dresse un portrait des principaux compositeurs argentins dont certains sont de notoriété internationale. Des œuvres d’une grande séduction, pour tous les niveaux d’exécution, sont à découvrir.

Les premiers

Amancio Alcorta (1805-1862). Politicien, économiste et musicien tout à la fois, il écrivit des valses, des menuets, des quadrilles et de la musique de chambre. C’était aussi un excellent violoniste. Sa maison fut un des salons les plus importants de l’époque.
Juan Pedro Esnaola (1808-1878). Après avoir perfectionné ses études musicales en Europe, il se consacra dès son retour à la composition. Il fut aussi un pianiste extraordinaire que Sigismond Thalberg apprécia beaucoup lors de sa visite à Buenos Aires en 1855. Il écrivit ses œuvres principales avant l’âge de 20 ans, et composa d’exquis morceaux de salon.
Juan Bautista Alberdi (1810-1884). Philosophe, juriste, poète, diplomate, journaliste, il fut l’une des personnalités les plus cultivées de l’époque. L’importance de son œuvre de penseur et de diplomate fit négliger son activité de musicien, pourtant très importante aussi. Bon pianiste, il composa une série de morceaux de salon : valses, menuets d’une élégance charmante. En 1832, il publia aussi un Essai au sujet d’une nouvelle méthode pour apprendre à jouer du piano avec la plus grande facilité.

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