Théodore Paraskivesco, entretien sur Debussy

Spécialiste de Debussy, dont il a enregistré une intégrale qui fait toujours autorité, le pianiste d’origine roumaine Théodore Paraskivesco commente l’œuvre pianistique du compositeur des Préludes, à la fois comme interprète et comme pédagogue (il enseigne depuis plus de quinze ans au Conservatoire de Paris).

Les Préludes

Debussy a conçu chaque livre des Préludes comme un bouquet japonais. Il est surtout intéressant de jouer chaque livre en entier. J’insiste sur ce point, car chaque livre fonctionne un peu comme un cycle de Schumann, mettons les Davids­bündlertänze ou l’Humoresque. Il faut trouver un fil conducteur entre les Préludes. Chacun a sa propre atmosphère. Il faut aussi faire en sorte qu’il n’y ait pas de débordement d’une pièce à l’autre : il faut changer subitement. C’est une question d’atmosphère et pas seulement d’imagerie ! La musique de Debussy a été tellement rapprochée de la peinture impressionniste ! C’est une erreur. Elle est beaucoup plus proche du symbolisme.

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