Claude Debussy, sur les traces du clavecin français

C’est une longue filiation qui part de Couperin et Rameau jusqu’à Chabrier, Fauré, et surtout jusqu’à Debussy, qui sut cultiver les mêmes harmonies mystérieuses. Dans les pièces pour piano, on sent passer l’ombre délicate des clavecinistes.

«Je ne peux souffrir que, même au profit de Bach, on maltraite Rameau, Couperin, en les accusant de sécheresse. Enfin, les gens qui ont besoin de 250 mesures pour fixer leurs rêves me paraissent redoutables » (Debussy, 24 août 1910).
Debussy, fin littérateur, s’est beaucoup exprimé, avec liberté, sur ses goûts en matière de musique et de littérature. Il a d’ailleurs réuni dans Monsieur Croche antidilettante(1) une partie des articles qu’il fit paraître dans Musica, dans La Revue blanche, dans Gil Blas ou dans la Revue de la SIM (Société internationale de musique).

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