Thierry Escaich, un compositeur du 21e siècle

Considéré comme l’un des grands organistes compositeurs de notre époque, c’est grâce à une pièce pour orgue et trompette que Thierry Escaich a remporté en 2002 le Grand Prix lycéen des compositeurs, organisé par La Lettre du Musicien. Thierry Escaich entretient aussi avec le piano un rapport intense. Il  a composé pour cet instrument de nombreuses pièces, en soliste, en association avec l’orgue ou sous forme concertante : Litanies de l’ombre, Choral’s Dream, Fantaisie concertante, Jeux de double… Il s’en explique.

On vous connaît surtout comme organiste, mais votre carrière pianistique n’est pas négligeable…
En effet, j’ai effectué mes études de piano avec Jacques Rouvier, en dehors du Conservatoire où je poursuivais ma formation d’organiste. L’orgue et le piano sont donc mes deux instruments et j’entretiens avec chacun d’eux un rapport différent et singulier. Pour moi, le piano est l’instrument de l’intimité alors que l’orgue est avant tout  un instrument de concert. Aujourd’hui, ma carrière est largement consacrée à l’orgue mais je continue de donner des concerts de piano, surtout comme accompagnateur de chanteurs ou en formation de musique de chambre, notamment dans mes propres œuvres comme ce fut le cas pour La Ronde que j’ai donnée avec le Quatuor Ysaÿe.

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