Jay Gottlieb, dédicataire et créateur du concerto “O Night, Oh… !” de Betsy Jolas

Musicien-explorateur, le pianiste américain Jay Gottlieb est l’un des rares concertistes pour qui la musique du temps présent est le pain quotidien… ce qui n’exclut pour lui en aucune façon les compositeurs du passé. Elève fasciné de la grande pédagogue Nadia Boulanger, Jay Gottlieb dit, en effet, qu’il ne lui doit « pas seulement le goût de la création, mais le goût de la musique, tout simplement ».

Vous ne semblez guère satisfait d’être souvent classé dans la catégorie “musique contemporaine”…
En tant que “musicien croyant”, pour citer le jazzman Charlie Parker, ce classement est pour moi une chose terrible. D’une manière générale, j’ai une fierté dans ma vie, qui réside dans l’effacement des frontières – à commencer par ma position d’Américain en Europe. Musicalement, pourquoi en serait-il autrement ? La spécialisation est un leurre. Ce qui importe le plus, c’est d’acquérir la culture musicale la plus vaste. Tout classement est donc pour me déplaire… et pas pour me déplaire : je suis quand même ravi de bénéficier de cet accès à tous ces compositeurs qui écrivent pour moi. Et j’en suis très fier. Mais je persiste à n’aborder ces musiques que comme prolongement de Chopin, Schumann ou Brahms, par exemple.

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