Ravel, le mozartien

Si Mozart est un “ange musicien”, Ravel en est un autre… On recouvre un peu opaquement du terme de “classicisme” cette parenté manifeste mais sibylline. La question n’est pas : “En quoi ces deux musiques sont-elles, d’une manière ou d’une autre, proches ?”, mais : “Que pouvons-nous dire, nous qui aimons les œuvres de l’un et de l’autre, de leur effet commun ?”

La musique de Ravel et celle de Mozart  s’apparentent. Qu’en est-il de cette relation de ressemblance ? Bien entendu, il ne saurait être question d’affirmer une “réelle” filiation, même si le compositeur français la revendique expressément (cependant, quel musicien se permettrait de ne pas se considérer comme un “fils” – toujours un peu indigne, mais faisant de son mieux – de Mozart ?).
« Je n’ai jamais éprouvé le besoin de formuler, soit pour autrui, soit pour moi-même, les principes de mon esthétique. Si j’étais tenu de le faire, je demanderais la permission de reprendre à mon compte les simples déclarations que Mozart a faites à ce sujet. Il se bornait à dire que la musique peut tout entreprendre, tout oser, tout peindre, pourvu qu’elle charme et reste enfin et toujours la musique*. »

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