Pianistes mozartiens de légende

Tout pianiste a forcément beaucoup pratiqué Mozart. Quant à être un véritable mozartien, c’est une autre affaire ! Tout le monde n’y réussit pas. Car le piano de Mozart recèle au moins deux pièges : la difficulté de la simplicité et le mystère de l’évidence… Voici quelques portraits de grands maîtres du passé qui, chacun à sa manière, ont atteint le cœur sensible de sa musique et l’ont confié au disque.

Artur Schnabel (1882-1951)

Artur Schnabel n’est peut-être pas reconnu comme un mozartien de premier rang, il n’empêche qu’il a révélé quelques-uns des traits fondamentaux du compositeur. Dans Mozart, comme dans Beethoven, dont il fut le premier à enregistrer les sonates et les concertos, ou dans Schubert dont il révéla les dernières sonates alors négligées, il imposa en son temps un style austère, ennemi de toute frivolité décorative. Il fut probablement le premier à mettre en évidence la complexité mozartienne, sa difficile facilité, si l’on peut dire. Il ne manque pourtant pas de charme, mais ce charme-là n’a rien de sucré ni de salonnard.

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