Les Variations pour piano de Mozart

Nous présentons ici, afin d’offrir une vue complète du répertoire mozartien pour piano(s) seul(s), une analyse succincte des variations, suivie d’un catalogue exhaustif des titres.

Oublions un instant l’un des sommets du genre, les Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach, composées vers 1741. La variation classique a atteint un apogée que l’on ne retrouvera qu’avec Beethoven. Pour l’heure, dans la seconde partie du 18e siècle, le genre est tombé en désuétude. Pire, il s’est appauvri. En effet, les effets de virtuosité pure, le goût de la surcharge ornementale ont supplanté l’inspiration. Ce que l’on nommerait aujourd’hui le snobisme parisien a gagné toutes les cours d’Europe et la plupart des virtuoses improvisent sur une basse d’Alberti les broderies infinies d’une musique galante parfois médiocre. Il faut briller par le croisement des mains, triturer des trilles et des appoggiatures, presser des tierces en tous sens… Johann Gottfried Eckard (1735-1809) que rencontra Leopold Mozart à Paris, en 1763, ainsi que le claveciniste Johann Schobert (1735-1767), l’année suivante, mais aussi bien d’autres interprètes compositeurs furent les champions de ces joutes musicales.

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