Arnold Schoenberg, le père destructeur

L’année 2001 est celle du cinquantenaire de la mort d’Arnold Schoenberg (1874-1951). Sa musique marque la naissance de la modernité musicale : à partir de lui, rien ne sera plus comme avant… Mais, malgré l’importance historique de son œuvre, celle-ci reste  peu jouée. Parcours à travers l’œuvre pour piano d’un géant titubant.

Schoenberg est né en 1874 et mort en 1951. De famille juive de Vienne, la montée de l’antisémitisme en Autriche et en Allemagne (il sera professeur à Vienne et à Berlin) le conduira à s’expatrier aux Etats-Unis. C’est à Los Angeles qu’il mourra. Sa vie musicale aura trois pôles fortement distincts. Auteur d’innombrables arrangements et instrumentations diverses de musiques légères (pour gagner sa vie), il sera aussi un pédagogue exigeant (parmi ses élèves, peu nombreux, on compte Webern, Berg et Eisler) et auteur d’un célèbre traité d’harmonie. Pour ce qui est de son activité créatrice de compositeur (sa passion pour la peinture en fait également un “expressionniste” d’un talent certain), malgré le soutien de personnalités aussi influentes en leur temps que Mahler, Zemlinsky ou même Busoni (quoique avec réticence), elle restera marquée par un mélange jamais apaisé d’admiration et de rejet de la part des milieux musicaux.

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