Une pianiste amie de Beethoven : Marie Bigot

Pianiste française installée à Vienne, Marie Bigot entretint une relation toute particulière avec Beethoven. « Si ce n’est pas tout à fait moi, c’est mieux que moi », aurait dit le maître de son interprétation de ses œuvres. Mais Paul, le mari de Marie, se fâcha, et le couple quitta Vienne…

Laure Dancla, Camille Moke-Pleyel, Ernestine Chabouillé-Saint-Phal, Marie Colin, Louise Farrenc, Louise Mattmann, Wilhelmine Clauss-Szarvady, Clara Wieck-Schumann, Fanny Mendelssohn et tant d’autres : que de grandes pianistes virtuoses, parfois compositrices, illuminèrent de leur talent le 19e siècle ! Marie Bigot est de celles-ci. Fille d’un père violoniste et d’une mère pianiste qui, à la mort de sa fille en 1820, s’installa à Paris en qualité de professeur de piano et se lia d’amitié avec les plus grands musiciens de la capitale, Marie Kiéné est née à Colmar le 3 mars 1786. Dix-huit ans plus tard, le 19 juillet 1804, elle épousait un Français d’origine bretonne, Paul Bigot de Morogues, récemment nom­mé bibliothécaire du comte Andreï Razumowski, am­bas­sadeur de Russie à Vienne et ami du prince Lichnowski, protecteur de Beethoven. C’est à Razu­­mow­ski que Beethoven dédia ses trois quatuors op. 59.

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