Boisselot et fils, facteurs de pianos

Au siècle dernier, l’histoire d’une famille qui réussit à briser, à Marseille, le monopole des fabricants parisiens, et dont Franz Liszt appréciait les pianos.

Jean-Baptiste-Louis Boisselot, né en 1785, fils de “facteurs d’instruments” à Montpellier (la lutherie semblait être l’une de leurs activités principales), décide, un jour, de fonder à Marseille sa propre manufacture de pianos, poursuivant ainsi la tradition familiale.
En 1827, à Marseille, il n’existe alors que deux marchands de musique faisant office de luthiers. Boisselot cherche à combler une lacune en s’y établissant pour, d’une part, proposer à son tour le produit de la musique française et étrangère, d’autre part y jeter les fondements d’une industrie nouvelle. Dépositaire dans un premier temps des marques de l’époque (Erard, Pleyel, Pape, Lemme…), il ouvre ses ateliers en 1830 avec deux ouvriers. Quatre ans plus tard, il en occupe soixante-dix, et, en 1839, il est en mesure de fournir cent cinquante pianos par an… Bel exemple de réussite, oubliée depuis.

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