Chopin et les pianos Pleyel

Chopin, perfectionniste qui passait des heures au clavier, fut conquis par les pianos Pleyel, non seulement pour leur sonorité, mais aussi pour la précision de jeu qu’ils autorisaient.

Il faut avoir eu la chance de jouer un instrument de Pleyel des années 1840 pour comprendre ce qui a pu séduire Frédéric Chopin au point qu’il n’a pratiquement joué que les pianos de Pleyel pendant toute sa période française, c’est-à-dire de 1831 à sa mort, en 1849.
Cette relation unique n’est pas due à l’amitié avec la famille Pleyel, ni à des raisons commerciales. Ce serait bien mal connaître Chopin, même si l’on ne peut nier qu’il a touché des commissions sur la vente de pianos Pleyel à des élèves ou amis (les registres de vente de Pleyel en témoignent), et qu’une certaine reconnaissance le lia à Pleyel qui lui avait ouvert les portes de ses salons (sa dédicace à Camille Pleyel de l’édition française de ses 24 Préludes op. 28 témoigne de cette reconnaissance).
Non, si Chopin a joué les instruments de Pleyel, c’est bien parce qu’il les préférait à tous les autres, pour des raisons précises liées à deux spécificités : la sonorité et la mécanique.

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