Bohuslav Martinu, le clavier fabuleux

La production pianistique de Martinu couvre quasiment toute sa vie et puise à diverses sources – folklore, jazz… – pour arriver vers la fin de sa vie à une écriture plus moderniste.

Bohuslav Martinu a beaucoup composé dans tous les domaines, et particulièrement dans celui du piano – bien qu’il fût violoniste de formation. Les premières pièces de quelque importance sont les trois recueils de Loutky (“Marionnettes”), quatorze morceaux (H 92, 116 et 137) échelonnés entre 1914 et 1924. Un peu à la manière des Visions fugitives de Prokofiev, ce sont des pièces brèves, nettement dessinées, aussi éloignées de l’impressionnisme français que du romantisme tardif qui prévaut toujours en Europe centrale, tout comme les Bajky (“Fables”, H 138) ou Jaro v zahrade (“Printemps au jardin”, H 125). On pourrait trouver cependant une influence française dans Motily a rajky (“Papillons et oiseaux de paradis”, H 127,1920). Au cours des années 20, son inspiration se dissémine en divers courants.

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