Maurizio Pollini l’indomptable

L’un de ses premiers enregistrements, les 24 Etudes de Chopin, attira sur lui l’attention du monde musical. Pianiste romantique, Pollini ? Mais aussi interprète de Bach et de Boulez… et qui aime à mettre en perspective compositeurs du passé et contemporains. Au lendemain d’un concert salle Pleyel, Maurizio Pollini a accepté de nous recevoir. Cela a été pour lui l’occasion d’évoquer son enfance, de parler de sa carrière, des compositeurs qu’il fréquente…

Maurizio Pollini, vous restez très discret pour ce qui concerne votre parcours, votre vie…
Je n’ai pas le sentiment d’être quelqu’un de si mystérieux… La vocation d’un interprète est de se consacrer à son art ; de travailler au service de la musique, de l’œuvre des compositeurs. La vie d’un interprète est-elle intéressante ? Enfin, qu’aimeriez-vous savoir sur moi ?
Quel a été votre premier contact avec la musique, par exemple ?
Je peux évoquer deux souvenirs. Le premier m’est agréable : j’avais 5 ou 6 ans lorsque j’ai dû subir une opération des amygdales. Pour me consoler, mes parents m’avaient offert le disque des Quatre Saisons de Vivaldi. C’est en fait la première œuvre que j’ai entendue et qui m’a fait aimer la musique ! Il y avait un piano à la maison et je m’amusais avec.

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