Un maître transcripteur : Earl Wild

Elève d’élèves de Liszt et de Busoni, le pianiste américain Earl Wild a, tout au long de sa carrière, maintenu le genre de la transcription. Aussi bien en en jouant le répertoire qu’en l’élargissant de ses propres œuvres.

Trop méconnu du grand public français, Earl Wild compte parmi les plus grands pianistes d’origine américaine de ce siècle. Au programme du récital qu’il donnait le 27 novembre 1995 au Carnegie Hall à l’occasion de son quatre-vingtième anniversaire, des pages de Beethoven, Liszt et Chopin voisinaient avec plusieurs transcriptions. Concession à la vogue que ces dernières connaissent depuis quelque temps ? En rien. Depuis le début de sa carrière, Earl Wild a défendu avec une inaltérable foi et contribué à ce que retrouve ses lettres de noblesse un genre musical indissociable de la tradition pianistique à laquelle il se rattache. Enfant prodige, Earl Wild débute le piano à l’âge de trois ans et éblouit sans tarder son auditoire par une étonnante aptitude à reproduire au clavier des pages d’orchestre ou d’opéra entendues sur le phonographe du salon familial.

« Il est très important pour un pianiste de jouer de la musique d’orchestre, car cela le pousse à rechercher de nouvelles couleurs. cette démarche peut, par ailleurs, aussi lui profiter en l’aidant à mieux comprendre les ouvrages pour piano de créateurs qui envisagent l’instrument avec une pensée orchestrale. Et puis, après des heures de travail assidu, quel bonheur éprouve-t-on à se plonger dans une transcription ! » Earl Wild

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