Entretiens schubertiens : Jeremy Menuhin

Jeremy Menuhin enregistre, chez Dinemec, les sonates de Schubert « proches de son cœur ».

Quelle est votre idée pour l’interprétation de Schubert ?
J’entends parfois dire que ma manière d’interpréter manque de sentimentalisme… Mais je n’aime pas la manière dont beaucoup de gens éprouvent une sorte d’émotion viennoise en jouant Schubert. Il y a souvent comme un léger sourire qui se lit sur le visage de celui qui joue Schubert. Pour ma part, je préfère une certaine distance, une certaine sobriété. A notre époque, nous sommes tellement atteints par la nostalgie : une interprétation nostalgique de Mozart, de Beethoven, peut-être encore plus chez Schubert ! Il faut l’éviter, sinon on condamne la musique à une sorte de musée, une musique qui n’appartient plus à notre époque.

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