Arthur Rubinstein International Piano Master Competition : Noblesse oblige…

Jan. J. Bistritzky, organisateur de l’Arthur Rubinstein International Piano Master Competition, sait ce qu’est un grand concours international. D’origine polonaise, il a été, en 1949, l’organisateur du premier Concours Chopin de l’après-guerre à Varsovie et de bien d’autres, au cours desquels il a vu couronner Vladimir Ashkenazy, Bella Davidovivh, Maurizio Pollini, Martha Argerich… Il a dirigé l’Institut Chopin jusqu’en 1960. En 1967, il s’installe à Vienne, où, rencontrant un vieil ami qui se trouve être l’ambassadeur d’Israël en Autriche, il se laisse convaincre d’aller s’ installer en Israël pour y diriger le très important Festival d’été d’Israël. Il raconte l’histoire du concours.

« En 1955, j’étais venu à Paris pour inviter Arthur Rubinstein au vingt-cinquième anniversaire du Concours Chopin (celui qui fut remporté par Pollini). Mais il ne voulait pas rentrer en Pologne, qui était pour lui un cimetière (il y avait perdu quatre-vingts personnes de sa famille). Après beaucoup d’insistance de ma part, il vint en 1958. Ce fut un triomphe profondément émouvant. Mais il n’eut pas le courage de se rendre dans sa ville natale, à Lodz, où existent à présent un musée, un orchestre, une rue, qui portent son nom. En 1960, il accepta la présidence d’honneur du concours Chopin, mais il n’aimait pas le régime alors en place.

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