Georges Cziffra et le disque

Depuis 1956 jusqu’à son dernier enregistrement en février 1986, Cziffra a réalisé la quasi totalité de sa carrière discographique chez Pathé-Marconi. Une longue histoire qui unit Cziffra et la firme où, par-delà les contingences des “affaires”, on sent une étroite et chaleureuse collaboration artistique et humaine, en dépit, en 1962, d’un différend au sujet du contrat d’exclusivité qui liait Cziffra à Pathé dès 1956. A cette époque, Cziffra fait une incursion chez Philips où il réalise, entre autres, les plus prodigieuses Etudes de Chopin qui soient (on attend avec impatience une indispensable réédition…).

Poursuivant un projet généreux – faire connaître de jeunes artistes – et comme toujours épris de liberté, Cziffra fonde en 1964 sa propre maison de disques, Cziffra-Productions. Aventure hélas éphémère, car il est sans doute très difficile d’être à la fois pianiste et homme d’affaires… De cette époque, Cziffra nous laisse un album Beethoven (quatre Sonates), les deux Sonates de Liszt et un récital Bach, Brahms, Mendelssohn coproduit par Yamaha lors d’une tournée au Japon en 1965.

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