Ferdinand Hiller et la génération romantique

Ferdinand Hiller  (1811-1885) appartient à la génération des génies du romantisme. Il fut ainsi éclipsé alors qu’il a joué un rôle de premier plan dans la vie musicale de son époque.

Ferdinand Hiller partage, avec Moschelès, Kalkbrenner, Osborne, Thalberg et d’autres, l’infortune d’avoir été le contemporain de Chopin, Mendelssohn, Liszt et Schumann qui furent ses amis, ce qui lui a longtemps valu d’être relégué en tant que compositeur dans la catégorie des petits maîtres. En 1831, dans Le Courrier de l’Europe, Joseph d’Ortigue avait déjà pris la défense de ce jeune artiste « appelé à remplacer peut-être dans les prédilections du public ceux qui semblent avoir acquis le privilège de la renommée(1)». Compositeur, pianiste virtuose, célèbre notamment pour ses improvisations, pédagogue (Max Bruch fut son élève), chef d’orchestre, théoricien, le grand musicien que fut Hiller a cependant joué un rôle de premier plan dans l’histoire de la musique de son temps, et, que ce soit à Paris, en Allemagne ou au cours de ses nombreux voyages, il a suscité d’innombrables amitiés.

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