Jean-Louis Dussek, « grand pianiste et savant compositeur »

Célébrité, complots, faillites, résurrection mondaine… la vie de Jean-Louis Dussek, comme celle de nombre de ses contemporains, ressemble à un roman. Longtemps considéré comme un “gracieux petit maître”, il a laissé un catalogue impressionnant. Certaines œuvres, d’une tension dramatique étonnante, sont à redécouvrir, d’autant qu’elles ont influencé de nombreux compositeurs romantiques.

« Monsieur Dussek, grand pianiste et savant compositeur, est mort à Paris hier à l’âge de 55 ans », annonçait le 22 mars 1812 le Journal de l’Empire. « Les hautes compositions dont il s’occupait, le font vivement regretter des véritables amateurs de l’art. Sa perte cause une sensible peine à tous ceux qui l’ont connu et qui ont pu apprécier son esprit et son caractère. »
En réalité, Jean-Louis Dussek (Jan Ladislav Dusik) n’est pas mort à Paris mais à Saint-Germain-en-Laye, le 20 mars, et à l’âge de 52 ans. Sa musique, encore trop négligée de nos jours, est digne d’un grand intérêt, et d’autant plus qu’elle a exercé une réelle influence sur des musiciens comme Beethoven, Schubert, Mendelssohn ou Liszt, qui, tout jeune, jouait les sonates de Dussek, au dire de son père, « gentiment et proprement ».

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