« On “surjoue” beaucoup, car on ne sait plus jouer »

Interprètes et enseignants nous parlent de la dimension physique de leur jeu.

La gestualité des pianistes fait partie des secrets de l’interprétation. Quel est le sens d’une attitude spectaculaire ? Symbiose ou singerie ? Préméditation ou instinct ? A chaque pianiste son propre jeu. Certains sont très démonstratifs, comme Pierre-Laurent Aimard : « Sur scène, on me dit que j’en fais trop. » D’autres expriment leur ardeur juvénile, comme David Kadouch : « C’est la jeunesse qui fait que l’on bouge beaucoup. » D’autres encore adoptent une attitude plus réservée. C’est le cas, par exemple, de Vanessa Wagner : « Je suis très sobre au piano, voire assez austère. Je n’ai pas un jeu de briseuse d’ivoire » ; au contraire de Lang Lang, qui avoue « avoir joué toutes les Etudes de Chopin à l’âge de 13 ans ». Tous les quatre ont accepté de lever le voile sur leur rapport physique à l’instrument.

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