L’école russe aujourd’hui

Rachmaninov, Scriabine, Chostakovitch, Prokofiev… ont laissé dans la première moitié du 20e siècle de grandes œuvres de piano. Après l’académisme obligatoire de la période communiste, des voix originales se sont fait entendre. Ayant trouvé bien tardivement ce qui fut l’avant-garde des démocraties occidentales, elles s’en sont emparées de façon originale et… très russe.

La musique pour piano est avant tout liée à l’époque romantique, prolongée par ce que l’on a parfois désigné comme impressionnisme et par cet appendice du romantisme que fut la musique d’avant-garde occidentale, représentée par le sérialisme et ses dérivés. Dans tous les cas, le piano, par sa nature même, servait une esthétique. Le jeu de pédale, le legato et la puissance du volume permettaient l’expressivité ; la possibilité de former des accords complexes ainsi que le jeu des pédales permettaient les irisations impressionnistes ; la neutralité des couleurs, l’étendue du clavier et le tempérament facilitaient les jeux d’écriture sériels et divers procédés innovants (clusters, piano préparé, etc.). Ajoutons à cela que la haute formation technique, sans cesse perfectionnée, des pianistes et l’aura prestigieuse qui les entourait ont rendu le piano consubstantiel à la musique savante pendant plus d’un siècle.

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