L’histoire du piano en Belgique

Il n’est pas tout à fait fortuit que la naissance du pays, en 1830, soit exactement contemporaine de la “Symphonie fantastique” de Berlioz ou des “Etudes de Chopin. Les institutions musicales nationales ont pris leur essor en Belgique au moment même où toute l’Europe était en proie à la Révolution romantique.

Dès 1832, le Conservatoire de Bruxelles a été fondé sur le modèle emprunté au Conservatoire de Paris. Son premier directeur, François-Joseph Fétis (1784-1871), eut une importance considérable dans le développement de la vie musicale belge. Il est surtout connu comme l’auteur de la Biographie générale des musiciens et bibliographie générale de la musique (1834-1835), ouvrage d’érudition encyclopédique, un des éléments importants de la musicologie française, et de l’Histoire générale de la musique (1869-1870). Ses opinions esthétiques étaient fort conservatrices. Il s’opposa violemment à Berlioz, puis à Wagner, ce qui le desservit aux yeux de la postérité.

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