Traquez le trac !

D’après le dictionnaire, le trac, « c’est l’ensemble des manifestations somatiques et psychologiques résultant d’une situation de stress. » Ce mal qui répand la terreur peut donc frapper tout le monde, mais il aime particulièrement les pianistes !

Dans quelques minutes, le récital va commencer. Il est seul dans sa loge, le piano l’attend, seul au centre de la scène. Les symptômes sont au rendez-vous : sueurs, palpitations, tremblements… Pour la nième fois, il se dit qu’après ce concert, il arrête. C’est trop dur, trop éprouvant ; cette peur est insupportable. Pourtant, au fond de lui, il sait déjà qu’après ce récital il n’aura qu’une hâte : remonter sur les planches.
Redouté, attendu, stimulant ou pas, le trac, incontesté et reconnu par la plupart des musiciens est une réalité qu’il ne faut pas ignorer, dont il ne faut pas avoir honte. C’est en effet une réaction émotionnelle tout à fait naturelle, tant qu’elle n’atteint pas le seuil pathologique.
On trouve bien sûr différents types de trac suivant les personnes et les circonstances. Mais quelqu’en soit le degré, les pianistes le redoutent car, sans parler de l’état psychologique de stress, il en résulte une réaction physique qui perturbe et peut déconcentrer suivant son ampleur. Certains essaient de l’apprivoiser, d’autres de le soigner.

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