Réflexions sur le pianoforte

Réflexions sur le pianoforte et extrait d’une lettre de Mozart à son père, 17 octobre 1777.

Si les Sonates de Mozart sont une étape presque obligée dans le parcours de tous les apprentis pianistes en raison de leur relative facilité au point de vue technique, elles n’en demeurent pas moins redoutables en ce qui concerne les domaines de la sonorité et de l’expression. Le dosage des effets est extrêmement délicat à réaliser et conduit souvent les interprètes à adopter un jeu rapide, uniformément « perlé », n’utilisant presque pas l’arsenal sonore habituel du piano, donnant constamment à l’auditeur l’impression qu’ils jouent sur « des œufs ». La cause principale de ces difficultés est très simple à déterminer : il faut incriminer l’évolution de l’instrument lui-même.

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